Produits chimiques pendant la grossesse : lesquels éviter et comment réduire son exposition ?

Produits chimiques pendant la grossesse : lesquels éviter et comment réduire son exposition ?

Par Cécile Dubois, docteure en biologie-santé · Mère'Veilleuse Cosmétiques

L'essentiel en 30 secondes

✔ La grossesse est une période où l'on adapte naturellement ses habitudes : alimentation, activité physique, sommeil. Réduire certaines expositions chimiques du quotidien s'inscrit dans cette même démarche de prévention, sans chercher une exposition « zéro », impossible à atteindre.

✔ Une exposition ponctuelle (par exemple une coloration ou un produit utilisé avant de connaître sa grossesse) n'a pas la même signification qu'une exposition répétée pendant plusieurs mois.

✔ Certaines substances sont aujourd'hui interdites ou fortement encadrées en Europe, comme certains phtalates, certains parabènes à longue chaîne ou le bisphénol A dans plusieurs usages.

✔ D'autres substances encore autorisées, comme le triclosan ou le bisphénol S, font l'objet d'une surveillance scientifique. Réduire leur exposition lorsque cela est simple et possible constitue une démarche de précaution raisonnable.

✔ Les principales sources d'exposition sur lesquelles il est possible d'agir au quotidien sont les cosmétiques, les contenants alimentaires et les produits d'entretien de la maison.

Introduction

Pendant la grossesse, l'attention se porte naturellement sur ce qui peut influencer le développement du bébé : alimentation, médicaments, activité physique ou environnement. Dans un monde où la chimie est omniprésente, parmi les questions qui reviennent souvent, celle des produits chimiques du quotidien occupe une place importante : cosmétiques, plastiques alimentaires, produits ménagers… auxquels nous sommes exposés chaque jour.

La question n'est pas de supprimer toute exposition, ce qui est impossible dans notre environnement actuel, mais d'identifier les sources les plus documentées et les gestes simples permettant de réduire l'exposition globale.

Une précision essentielle : toutes les expositions ne se valent pas. Une utilisation ponctuelle d'un produit avant de savoir que l'on est enceinte n'a pas la même signification qu'une exposition répétée et quotidienne pendant plusieurs mois. Les études scientifiques s'intéressent notamment à ces expositions chroniques.

Cet article propose un état des connaissances sur les perturbateurs endocriniens et les substances chimiques du quotidien pendant la grossesse : ce qui est interdit, ce qui reste autorisé mais surveillé, et les gestes simples qui peuvent réellement faire une différence.

1. Pourquoi le fœtus est-il plus sensible aux perturbateurs endocriniens ?

Ce n'est pas parce que le bébé serait « plus fragile » au sens général, mais parce que la grossesse correspond à une période de construction extrêmement active.

En quelques mois, le fœtus met en place ses organes, son système nerveux et son système hormonal. Ces étapes reposent sur des signaux biologiques très précis. Certaines substances capables d'interagir avec ces voies hormonales peuvent donc théoriquement influencer ces processus lorsqu'elles sont présentes pendant des fenêtres particulières du développement.

Chez l'adulte, certains mécanismes sont stabilisés depuis longtemps. Chez le fœtus, ils sont encore en cours de construction.

Les perturbateurs endocriniens sont ainsi étudiés pour leur capacité potentielle à interférer avec les hormones naturelles de l'organisme.

Ce que montrent les études chez les femmes enceintes

Plusieurs grandes cohortes mère-enfant ont étudié les liens possibles entre l'exposition prénatale à certaines substances chimiques et le développement de l'enfant.

Cohorte EDEN (Inserm)
Des travaux menés dans la cohorte EDEN ont notamment retrouvé des associations entre certaines expositions prénatales aux perturbateurs endocriniens et des différences dans certains comportements observés chez les enfants, notamment chez les garçons. (Philippat et al., 2017)

Cohorte PELAGIE (Inserm)
La cohorte PELAGIE a également étudié les effets de différentes expositions environnementales pendant la grossesse. Des travaux récents suggèrent notamment des associations entre certaines expositions prénatales à des polluants organiques persistants et la prise de poids accrue au cours de l'enfance. (Costet et al., 2026)

Cohortes SEPAGES et BiSC
Des travaux plus récents ont également étudié l'exposition prénatale à certains parabènes et bisphénols et retrouvé des associations avec certains paramètres comportementaux chez le jeune enfant.

Ces résultats sont intéressants, mais ils doivent être interprétés avec prudence : une association statistique ne signifie pas qu'une substance est directement responsable d'un effet chez un enfant donné. De nombreux facteurs peuvent influencer le développement et la santé d'un enfant.

L'intérêt de ces études est surtout de mieux identifier les expositions qui méritent d'être surveillées et, lorsque c'est simple, de réduire certaines expositions évitables pendant la grossesse.

2. Perturbateurs endocriniens pendant la grossesse : ce qui est interdit, ce qui reste autorisé

La réglementation européenne encadre aujourd'hui de nombreuses substances identifiées comme préoccupantes. Il est important de distinguer trois situations :

  • les substances interdites, car le niveau de preuve scientifique a conduit à une restriction réglementaire ;
  • les substances restreintes, autorisées uniquement dans certains usages et à certaines concentrations ;
  • les substances encore autorisées, mais qui font l'objet d'une surveillance scientifique.

Une autorisation réglementaire signifie qu'une substance est considérée comme utilisable dans les conditions prévues par la réglementation. Elle ne signifie pas nécessairement que toute exposition est dépourvue d'intérêt scientifique, notamment lorsque les recherches évoluent.

Substance Statut actuel Où peut-on encore la rencontrer ? Données scientifiques
Bisphénol A (BPA)  Interdit dans les contenants alimentaires en France depuis 2015 et interdit dans le papier thermique en Europe depuis 2020. Présence possible dans certains anciens matériaux ou environnements industriels. Associations étudiées avec des troubles du développement comportemental, la croissance fœtale et la prématurité (Philippat et al., 2017 ; Vrachnis et al., 2021 ; Pergialiotis et al., 2018).
Phtalates DEHP, DBP, BBP  Interdits dans les cosmétiques européens depuis le règlement cosmétique 1223/2009 (substances classées CMR). Peuvent encore être retrouvés dans certains plastiques souples, jouets ou produits non conformes importés hors Union européenne. Associations étudiées avec le développement cognitif et certains troubles comportementaux (Ejaredar et al., 2015 ; Antoniou et Otter, 2024).
Parabènes à longue chaîne  Interdits dans les cosmétiques européens depuis 2014. Principalement retrouvés dans des produits non conformes importés hors UE. Leur restriction est liée à des préoccupations concernant leur potentiel effet reprotoxique.
Méthylparabène et éthylparabène  Toujours autorisés dans les cosmétiques européens. Présents dans certains produits cosmétiques et alimentaires. Le méthylparabène fait actuellement l'objet d'études épidémiologiques, notamment concernant l'exposition prénatale et certains paramètres comportementaux (Rolland et al., 2025).
Triclosan  Autorisé uniquement dans certains usages et à des concentrations limitées. Présent historiquement dans certains dentifrices, savons ou déodorants dits « antibactériens ». Des associations avec certains paramètres de développement de l'enfant ont été étudiées dans des cohortes de grossesse (Philippat et al., 2017).
Bisphénol S (BPS)  Autorisé actuellement dans plusieurs usages. Peut être retrouvé dans certains papiers thermiques, plastiques et résines. Considéré comme un substitut du BPA dont les effets biologiques font encore l'objet de recherches (Rolland et al., 2025).
Hydroquinone  Interdite dans les cosmétiques grand public européens depuis 2001. Utilisée historiquement dans certains produits dépigmentants. Interdiction liée notamment au risque d'ochronose exogène (dépigmentation cutanée irréversible).
Rétinoïdes forts (trétinoïne, isotrétinoïne)  Contre-indiqués pendant la grossesse. Utilisés dans certains traitements dermatologiques sur prescription médicale. Leur potentiel tératogène est clairement établi.
Huiles essentielles  Non interdites, mais plusieurs sont déconseillées pendant la grossesse, notamment au premier trimestre. Présentes dans certains cosmétiques naturels, parfums... Leur profil de sécurité dépend de chaque molécule et de la dose utilisée.


3. Cosmétiques et grossesse : faut-il changer ses produits ?

Les cosmétiques constituent une source d'exposition particulière pendant la grossesse, car certains produits sont appliqués directement sur la peau, parfois quotidiennement et sur de grandes surfaces.

Cela ne signifie pas qu'il faut arrêter toutes ses routines pendant la grossesse. Comme pour les autres sources d'exposition, l'enjeu est surtout de limiter les expositions évitables et répétées.

Quels ingrédients méritent une attention particulière ?

Certains ingrédients sont clairement interdits ou restreints dans les cosmétiques européens, tandis que d'autres restent autorisés dans certaines conditions. C'est notamment le cas de plusieurs familles évoquées plus haut : certains phtalates, certains parabènes, le triclosan ou encore l'hydroquinone.

Les rétinoïdes forts, utilisés dans certains traitements dermatologiques, constituent un cas particulier : leur potentiel tératogène étant établi, ils sont contre-indiqués pendant la grossesse.

Les huiles essentielles ne sont quant à elles pas systématiquement interdites, mais leur profil de sécurité varie selon la molécule, la concentration et la voie d'exposition. Certaines sont donc déconseillées pendant la grossesse.

Naturel ne signifie pas automatiquement adapté à la grossesse

Le terme « naturel » ou la certification biologique ne garantit pas à lui seul qu'un produit est adapté à toutes les périodes de la vie.

Une huile essentielle peut par exemple être naturelle tout en étant déconseillée pendant la grossesse.

Le meilleur repère est donc de privilégier des produits dont la formulation est pensée pour cette période, avec une composition claire et une évaluation de la sécurité adaptée à l'usage prévu.

Pour les soins utilisés quotidiennement, une formule courte et transparente peut également faciliter la compréhension de ce que l'on applique sur sa peau.

L'objectif n'est pas de devenir experte en toxicologie à chaque achat, mais de pouvoir faire des choix simples et éclairés.

Pour aller plus loin, découvrez notre guide Cosmétiques pendant la grossesse : comment lire les étiquettes ?, consacré à la lecture des listes INCI et aux ingrédients auxquels être attentive pendant cette période.

Si votre objectif est également de prendre soin de votre peau et de prévenir l'apparition des vergetures, vous pouvez également consulter notre article Pourquoi les vergetures apparaissent pendant la grossesse ?, qui explique les mécanismes impliqués et les facteurs favorisant leur apparition.

Dans cette démarche, nous avons développé l'Huile Anti-Vergetures BIO Mère'Veilleuse, une formule courte et transparente, pensée pour accompagner la peau pendant la grossesse, l'allaitement et le post-partum.


4. Alimentation, pesticides et contenants plastiques : quels risques pendant la grossesse ?

L'alimentation constitue l'une des principales voies d'exposition aux substances chimiques du quotidien. Pendant la grossesse, certaines habitudes simples permettent de réduire l'exposition sans tomber dans une recherche de perfection impossible.

Les contenants alimentaires et le bisphénol

Le bisphénol A (BPA) est aujourd'hui fortement encadré en Europe, notamment dans les contenants alimentaires. Toutefois, son remplacement par d'autres composés, comme le bisphénol S (BPS), soulève de nouvelles questions scientifiques.

Les contenants alimentaires restent donc un levier simple sur lequel il est possible d'agir au quotidien.

Geste Pourquoi ?
✅ Chauffer les aliments dans du verre, de l'inox ou de la céramique La chaleur peut favoriser la migration de certains composés depuis les plastiques vers les aliments.
❌ Éviter de réchauffer un plat dans un contenant plastique, même indiqué « compatible micro-ondes » Cette mention garantit l'usage pratique du contenant mais ne signifie pas une absence totale de migration.
⚠️ Éviter le contact prolongé d'aliments chauds ou gras avec du plastique ou du film alimentaire La chaleur et les matières grasses favorisent la migration de certains composés.
⚠️ Varier les contenants utilisés Cela limite une exposition répétée à une même substance sur la durée.
✅ Privilégier des matériaux durables pour les usages quotidiens Le verre, l'inox et la céramique constituent des alternatives simples.

Faut-il privilégier les aliments biologiques pendant la grossesse ?

La question des pesticides revient fréquemment pendant la grossesse.

L'alimentation représente une source importante d'exposition aux résidus de pesticides dans la population générale. Cependant, les données disponibles ne suggèrent pas que la consommation de fruits et légumes conventionnels représente un risque majeur lorsqu'elle respecte les recommandations nutritionnelles habituelles.

Une revue de la littérature menée en France recommande plusieurs mesures simples pour réduire l'exposition :

  • laver soigneusement les fruits et légumes ;
  • éplucher certains aliments lorsque cela est pertinent 

(Rosenblatt et Quentin, 2019)

L'Étude de l'Alimentation Totale française (EAT2) menée par l'Anses a montré que la grande majorité des aliments analysés se situaient sous les seuils réglementaires.

Le bio peut toutefois constituer un levier intéressant lorsqu'il est possible financièrement. Un essai randomisé mené chez des femmes enceintes a notamment montré qu'une consommation de fruits et légumes biologiques pouvait réduire certains biomarqueurs urinaires d'exposition aux pyréthrinoïdes, une famille d'insecticides (Curl et al., 2019).

L'objectif n'est donc pas de culpabiliser les femmes enceintes qui ne consomment pas exclusivement bio, mais de proposer des choix accessibles.

Les réflexes simples

✔ Lavez systématiquement les fruits et légumes, même biologiques.

✔ Épluchez certains aliments lorsque cela est adapté : cela peut réduire certains résidus présents en surface.

✔ Variez les origines, les producteurs et privilégiez le local.

✔ Priorisez éventuellement le bio pour les aliments consommés très régulièrement ou avec une peau fine.

✔ Conservez une alimentation riche en fruits, légumes et aliments peu transformés : les bénéfices nutritionnels restent largement supérieurs aux risques liés aux traces résiduelles.

5. Produits ménagers et grossesse : comment réduire son exposition ?

Les produits d'entretien représentent une source d'exposition souvent sous-estimée, notamment parce qu'ils peuvent libérer des composés dans l'air intérieur.

Il n'est pas nécessaire de remplacer tous ses produits ménagers. Quelques changements simples permettent déjà de réduire l'exposition.

Les principaux gestes utiles

✔ Aérez chaque pièce au moins 10 minutes par jour, même en hiver.

✔ Privilégiez des produits simples pour l'entretien courant : savon noir, vinaigre blanc ou nettoyants avec une composition courte.

✔ Limitez les sprays parfumés d'intérieur et les diffuseurs de synthèse.

✔ Évitez de multiplier les produits spécialisés lorsque quelques produits polyvalents suffisent.

✔ Pour les travaux de peinture ou de rénovation, limitez l'exposition directe et aérez suffisamment avant de réoccuper les pièces.

6. Exposition professionnelle pendant la grossesse : que faire ?

Certaines activités professionnelles exposent davantage aux substances chimiques : coiffure, nettoyage professionnel, laboratoires, industrie, agriculture ou secteurs utilisant des solvants.

Dans ces situations, la démarche adaptée n'est pas obligatoirement l'arrêt du travail, mais l'évaluation du niveau d'exposition. Il est important de se rapprocher de la médecine du travail dès la découverte de la grossesse afin que celle-ci puisse vous conseiller.

Le service de santé au travail peut accompagner les salariées enceintes afin d'identifier les risques et, si nécessaire, proposer des adaptations du poste.

Il s'agit d'une démarche de prévention normale, prévue pour protéger la santé de la mère et de l'enfant.

7. Produits toxiques et grossesse : ce qu'on peut raisonnablement en attendre

Réduire son exposition aux substances chimiques du quotidien est une démarche pertinente, mais il est important de garder des attentes réalistes.

Ces gestes permettent de… Ces gestes ne permettent pas de…
Réduire la charge globale d'exposition à certaines substances étudiées dans les cohortes de grossesse. Atteindre une exposition totalement nulle : les substances chimiques font partie de notre environnement quotidien.
Agir sur les sources les plus faciles à modifier : cosmétiques, plastiques alimentaires, produits ménagers. Garantir un résultat individuel précis pour chaque enfant.
Mettre en place une démarche simple de prévention. Remplacer le suivi médical de grossesse.

Les 5 gestes qui changent tout

✅ Chauffez vos aliments dans du verre, de l'inox ou de la céramique.

✅ Aérez votre logement au moins 10 minutes par jour.

✅ Choisissez des cosmétiques formulés spécifiquement pour la grossesse.

✅ Évitez les sprays parfumés d'intérieur et les diffuseurs de synthèse.

✅ Lavez, épluchez et variez vos fruits et légumes.

FAQ

J'ai utilisé une teinture, un vernis ou un produit ménager avant de savoir que j'étais enceinte : dois-je m'inquiéter ?

Non. Une exposition ponctuelle n'a pas la même signification qu'une exposition répétée pendant plusieurs mois.

Les études scientifiques qui évaluent les liens entre substances chimiques et développement de l'enfant s'intéressent principalement aux expositions chroniques pendant la grossesse. Une utilisation isolée avant de connaître sa grossesse ne constitue pas, à elle seule, une raison d'inquiétude.

Le bisphénol A est interdit, pourquoi en parle-t-on encore ?

Parce que son remplacement par d'autres composés soulève de nouvelles questions.

Le bisphénol S (BPS), utilisé dans certains usages comme alternative au BPA, possède des propriétés biologiques proches et fait aujourd'hui l'objet de recherches concernant ses effets potentiels sur la santé humaine.

Faut-il acheter uniquement bio pendant la grossesse ?

Non. Le bio constitue un levier possible pour réduire l'exposition à certains pesticides, mais ce n'est pas une obligation.

Les gestes les plus importants restent accessibles à tous : laver les fruits et légumes, varier son alimentation, éviter les produits très transformés et limiter l'utilisation d'insecticides domestiques.

Si le budget le permet, privilégier certains aliments consommés fréquemment ou avec une peau fine peut être une stratégie intéressante.

Un produit cosmétique « naturel » ou « bio » est-il automatiquement adapté à la grossesse ?

Non.

Une certification biologique garantit certains critères de production et de formulation, mais elle ne signifie pas qu'un produit est automatiquement adapté à toutes les périodes de vie.

Par exemple, certaines huiles essentielles sont naturelles mais déconseillées pendant la grossesse.

Le meilleur repère reste une formule adaptée à cette période, avec une composition claire et une évaluation toxicologique.

👉 Pour approfondir ce sujet, découvrez Comment lire une liste INCI pendant la grossesse et comprendre quels ingrédients regarder en priorité.

Ces études prouvent-elles qu'une substance chimique va provoquer un problème chez mon enfant ?

Non.

Les études épidémiologiques montrent des associations statistiques observées sur des groupes de population.

Elles prennent en compte de nombreux facteurs, mais elles ne permettent pas de prédire ce qui arrivera à un enfant en particulier.

La démarche de prévention consiste donc à réduire raisonnablement les expositions évitables, sans générer d'inquiétude excessive.

Dois-je arrêter de travailler si mon métier m'expose à des produits chimiques ?

Pas nécessairement.

La première étape consiste à évaluer précisément l'exposition avec le service de santé au travail.

Dans certains cas, des adaptations du poste peuvent suffire à réduire le risque.

Par où commencer si je ne peux pas tout changer ?

Commencez par les trois leviers les plus facilement modifiables :

  • les cosmétiques utilisés quotidiennement ;
  • les contenants alimentaires chauffés ;
  • les produits ménagers parfumés ou utilisés en spray.

Quelques changements simples et réguliers ont plus d'intérêt qu'une recherche de perfection impossible.

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Références scientifiques

Braun JM, Sathyanarayana S, Hauser R (2013).
DOI : 10.1097/MOP.0b013e32835e1eb6

Philippat C, Nakiwala D, Calafat AM, Botton J, De Agostini M, Heude B, Slama R ; EDEN Mother-Child Study Group (2017).
DOI : 10.1289/EHP1314

Viel JF, Warembourg C, Le Maner-Idrissi G, Lacroix A, Limon G, Rouget F, Monfort C, Durand G, Cordier S, Chevrier C (2015).
DOI : 10.1016/j.envint.2015.05.009

Rolland M, Bustamante M, Jedynak P et al. (2025).
DOI : 10.1016/S2542-5196(25)00208-6

Antoniou EE, Otter R (2024).
DOI : 10.3389/ijph.2024.1606802

Ejaredar M, Nyanza EC, Ten Eycke K, Dewey D (2015).
DOI : 10.1016/j.envres.2015.06.014

Pergialiotis V, Kotrogianni P, Christopoulos-Timogiannakis E, Koutaki D, Daskalakis G, Papantoniou N (2018).
DOI : 10.1080/14767058.2017.1368076

Vrachnis N, Loukas N, Vrachnis D et al. (2021).
DOI : 10.3390/nu13072426

Rosenblatt B, Quentin V (2019).
DOI : 10.1684/med.2019.414

Curl CL, Porter J, Penwell I, Phinney R, Ospina M, Calafat AM (2019).
DOI : 10.1016/j.envint.2019.104957

Anses. Étude de l'Alimentation Totale française 2 (EAT2) : résidus de pesticides, additifs, contaminants. 2011.

Règlement (CE) n°1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.

Inserm. Exposition prénatale aux perturbateurs endocriniens et troubles du comportement des enfants. 2017.

Anses. Les perturbateurs endocriniens, un défi scientifique. 2024.

Ameli.fr. Perturbateurs endocriniens : comment les éviter ? 2025.

Pour aller plus loin

-Cosmétiques pendant la grossesse : comment lire les étiquettes ? 

-Pourquoi les vergetures apparaissent pendant la grossesse ?

-De la recherche scientifique à l’entrepreneuriat : mon passage à la radio

- Le masque de grossesse (mélasma gravidarum) : mécanismes, facteurs de risque et prise en charge

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Cet article est rédigé à titre informatif par une docteure en biologie-santé. Il ne se substitue pas à un avis médical. Les données présentées proviennent principalement d'études épidémiologiques d'observation : elles décrivent des associations statistiques à l'échelle de populations et ne permettent pas de prédire un risque individuel certain. En cas de question sur une exposition professionnelle ou domestique spécifique, consultez votre médecin, votre sage-femme ou le service de santé au travail.